De la vigne à la table : 3 métiers du vin accessibles en reconversion

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Le saviez-vous ? La France est le premier producteur de vin au monde avec 760 000 hectares de vigne et englobe des activités très variées, allant du vigneron au sommelier en passant par le métier de caviste. Que vous soyez attiré par l’agriculture, la restauration ou bien le commerce, il y’a forcément un métier du vin fait pour vous. À l’occasion de la sortie du Beaujolais nouveau, zoom sur 3 métiers qui méritent le détour.

Tenté·e par un métier agricole ? Devenez vigneron

Le vigneron est un agriculteur spécialisé dans la vigne et le vin. Concrètement, il entretient les sols, la vigne, récolte le raisin… mais pas seulement ! Il doit également parfaitement connaître la législation et les normes qui s’appliquent aux vins. Il se doit d’avoir le sens du commerce pour pouvoir vendre au mieux sa production. Il a de multiples interlocuteurs, que ce soient les négociants, les coopératives ou bien encore les ouvriers agricoles. Le vigneron est généralement un passionné avec de multiples casquettes. C’est un métier qui exige un travail physique important, soumis aux aléas du climat et qui s’exerce dans un contexte de concurrence internationale important.

S’installer en tant que vigneron ne s’improvise pas. Il est indispensable de suivre une formation (CAPA vigne et vin, bac pro, BTS) ce qui vous permettra d’acquérir les connaissances techniques nécessaires et un haut niveau d’expertise. Aujourd’hui les perspectives sont réelles. La profession vieillit, de nombreux départs en retraite vont avoir lieu dans les prochaines années, ce qui préfigure de belles opportunités de reprise d’activité. Contrairement aux idées reçues, 30 % des installations se font actuellement hors cadre familial. Un ouvrier vigneron perçoit le SMIC. Un vigneron exploitant propriétaire de sa vigne touche en moyenne 27 000 euros annuels bruts. Alors intéressé·e ? Avant de franchir le pas, vous pouvez tester le métier grâce au serious game chateauacademy.fr

Passionné·e de vin, avec un goût pour le commerce ? Le métier de caviste est fait pour vous

Le caviste peut travailler soit en boutique spécialisée soit dans une cave coopérative. Depuis une quinzaine d’années le nombre de commerçants cavistes augmente. En boutique, le caviste rencontre des producteurs, propose des dégustations et gère l’approvisionnement du magasin. Ce vendeur spécialisé doit avoir le sens du contact, une dimension commerciale et bien évidemment posséder de solides connaissances en œnologie pour conseiller la clientèle, lui faire découvrir les vins et la fidéliser. Sur un domaine, les fonctions du caviste sont fondamentalement différentes : préparation et nettoyage des cuves, suivi des opérations de cuvaison et de pressurage et enfin mise en bouteille et étiquetage. Il gère également les stocks et aide à la commercialisation.

Pour devenir ouvrier caviste sur un domaine, le CAPA vignoble est le minimum requis. A contrario, pour devenir caviste en boutique le diplôme n’est pas obligatoire même s’il existe un Bac pro et un CQP spécialisé. Près d’un tiers des vendeurs conseils cavistes sont autodidactes et la plupart ont exercé un autre métier avant de prendre la responsabilité d’un point de vente. Néanmoins, 25 % des cavistes ont une formation en sommellerie. La maîtrise de l’anglais, un diplôme et une expérience dans la vente sont les bienvenus. Un débutant touchera le SMIC. En boutique, le salarié touchera en plus du SMIC, des primes commerciales. Dans les caves coopératives, les salaires varient en fonction du vignoble et du prestige du domaine.

Plutôt attiré•e par les métiers de la restauration ? Si vous deveniez sommelier ?

En France, on compte 3 000 sommeliers. C’est un métier majoritairement masculin mais qui commence à se féminiser. Le sommelier conseille les clients et sert les vins principalement dans les restaurants gastronomiques, les caves à vin et les grands hôtels. Sa mission principale ? Composer la carte des vins, les acheter auprès des producteurs et conseiller les clients. Une grande partie de son temps est consacrée à la gestion de la cave. Le métier de sommelier demande d’avoir d’excellentes connaissances en œnologie mais pas seulement : le sens du contact et de bonnes capacités sensorielles sont indispensables. En 2018, selon Pôle Emploi, 86 % des offres d’emplois en Île-de-France étaient des CDD de moins de 3 mois. Pour devenir sommelier, il existe principalement deux formations : la mention complémentaire (MC) accessible après un CAP ou le BP sommelier. En fonction de l’expérience, la rémunération d’un sommelier peut aller de 1 811 euros bruts à 3 200 euros.


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Sources

ANEFA (Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture)
IMT (Pôle emploi)
Guide des ressources emploi (Teamaël) : fiche « Viticulture / Entretien du vignoble – Œnologie – Métiers de chai »
Fiche Actuel CIDJ n° 2.145
Fiches ROME Pôle emploi A1405, A1413 et G1804
Etude prospective : emplois et métiers dans la branche des vins et spiritueux (Fafsea)
La filière vitivinicole française (Haut conseil de la coopération agricole, 12/2017)
Les nouvelles opportunités de la filière vitivinicole (cafes-economiques.fr, 08/2017)
Tendances et perspectives de la filière vigne-vin (Sitevi, 11/2019)
Vin et société
Chiffres clés (CNIV)
Le vin : une passion, des métiers (Le Parisien, 20/05/2019)
Les cavistes en France, état des lieux (Syndicat des cavistes professionnels, 10/2019)
Fiche métier : caviste (Le Parisien étudiant)
Fiche métier : viticulteur (Le Parisien étudiant)