OPCAIM, OPCA des industries de la métallurgie est venu présenter les métiers des industries technologiques aux conseillers du Fongecif Île-de-France. Car derrière la branche professionnelle de la métallurgie se cache en fait 8 secteurs d’activité riches de métiers très différents. Des formations très spécifiques existent d’ailleurs pour répondre à des besoins précis. Et les industries technologiques sont en plein essor pour répondre à des enjeux sociétaux et construire l’usine du futur.

L’OPCAIM est l’Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA) des Industries Métallurgiques. Le métier d’OPCAIM est d’encourager et de faciliter le développement de la formation professionnelle continue des salariés des entreprises de la branche. Or , les secteurs couvert par l’OPCA sont bien plus large que celui de la métallurgie. On parle alors d’industries technologiques. En France aujourd’hui, cela représente 42 000 entreprises et 1,5 million de salariés.

Pas une mais des industries

Les industries technologiques couvrent 8 grands secteurs :

  • aéronautique, spatiale et défense : avions, hélicoptères, satellites, drones (100 000 salariés)
  • automobile : voitures, scooters, motos, camions de la carrosserie à l’électronique (plus de 245 000 salariés)
  • équipement mécanique : concevoir et fabriquer les machines et outillages (430 000 salariés)
  • construction navale : paquebots, sous-marins, navires (20 000 salariés)
  • ferroviaire : équipements, signalisation, infrastructures (plus de 12 000 salariés)
  • métallurgie : sidérurgie, fonderie, métaux non ferreux, produits métalliques, etc. (411 000 salariés)
  • équipements énergétiques : énergie éolienne, photovoltaïque, nucléaire, etc. (165 000 salariés)
  • électricité, électronique, numérique et informatique : ordinateurs, matériels optiques, domotique, etc. (plus de 280 000 salariés)

En Île-de-France, c’est dans la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques qu’on retrouve le plus de salariés alors que l’industrie navale est sans surprise la moins représentée. Au final, les industries technologiques représentent plus de 280 000 emplois franciliens dans plus de 6 000 entreprises.

Des métiers en fort besoin de main d’oeuvre

Les métiers des industries technologiques s’organisent autour du cycle de vie d’un produit : de la recherche et développement à la production. On y retrouve des fonctions dites support (les achats, le marketing, les ressources humaines, etc.) et bien entendu le coeur de métier : la conception, l’installation, la qualité sécurité environnement, l’assemblage, etc.

Les besoins de main d’oeuvre sont particulièrement forts au niveau des ouvriers, notamment sur les ouvriers de transformation des métaux, les usineurs.

Pourquoi l’usinage en particulier ? La filière va être touchée dans quelques années par le vieillissement de ses effectifs. Or elle a déjà des difficultés pour recruter des nouveaux professionnels. Par ailleurs les compétences nécessaires évoluent avec le développement des machines numériques et l’automatisation croissante des procédés.

Pour les techniciens supérieurs et agents de maîtrise, les besoins sont surtout dans les métiers de la maintenance. Tandis que pour les cadres et ingénieurs, la Recherche et Développement (R&D) est à la recherche de candidats ! A souligner qu’une particularité de la métallurgie en Île-de-France, c’est que plus de 40 % des salariés sont des cadres et ingénieurs.

Les formations de la branche professionnelle

La branche dispose d’un grand nombre de Certificats de Qualification Professionnelle (CQP), soit spécifiques à la métallurgie (CQPM), soit en collaboration avec d’autres branches (CQPI).

Le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) est une certification créée et délivrée par une branche professionnelle. Il atteste de la maîtrise de compétences liées à un métier spécifique et permet d’acquérir une qualification opérationnelle reconnue.

20 qualifications sont particulièrement utilisées :

  • opérateur(trice)-régleur(euse) sur machine-outil à commande numérique par enlèvement de matière
  • équipier(ère) autonome de production industrielle
  • ajusteur(euse) monteur(euse) de structures aéronefs
  • conducteur(rice) d’équipements industriels
  • soudeur(euse) industriel(le)
  • conducteur(trice de systèmes de production automatisée
  • agent logistique
  • monteur(euse) câbleur(euse) aéronautique
  • technicien(ne) de la qualité
  • technicien(ne) en gestion et administration des ressources humaines
  • soudeur(euse)
  • opérateur(rice) polyvalent(e) d’équipement autonome
  • tuyauteur(euse) industriel(le)
  • responsable d’équipe autonome
  • chaudronnier(ère) d’atelier
  • technicien(ne) en maintenance industrielle
  • technico-commercial(e) industriel(le)
  • pilote de systèmes de production automatisée
  • animateur(rice) d’équipe autonome de production
  • technicien(ne) en industrialisation et en amélioration des processus

L’industrie du futur et les compétences de demain

L’industrie change. L’environnement de travail et les process évoluent, les machines se numérisent.

Les technologies clés pour l’usine du futur sont particulièrement :

  • la supply chain intégrée en temps réel
  • la robobique collaborative
  • le Big Data et Analytics
  • l’impression 3D
  • la communication “machine to machine”

Les collaborateurs dans l’usine de demain devront alors maîtriser la fabrication additive, utiliser la réalité augmentée, la réalité virtuelle et savoir savoir travailler avec des robots, avec par exemple la robotique collaborative ou des exosquelettes (utilisé aujourd’hui dans le BTP). Et ils devront être sensibilisés à la cybersécurité, l’efficacité énergétique, l’éco-conception, les méthodes agiles, les démarches d’innovation, l’expérience utilisateur, le design thinking, l’ingénierie dite système, etc.

Pour en savoir plus :