Accueil > Presse > Actualités presse > Communiqués de presse > En période de crise, les salariés prennent leur avenir professionnel en main!
22/06/10
Les demandes de financement de formation sont en nette progression tandis que les budgets sont en baisse. Le Fongecif Île-de-France met l'accent sur les salariés les plus fragilisés.
Le Fongecif Île-de-France constate sur le premier semestre une forte progression de la demande de mobilité de la part des salariés.
Avec une progression de 7% de visites à l'Espace projet, le Fongecif prévoit de dépasser la barre des 100 000 visites en 2010.
Dans un contexte économique incertain, les salariés cherchent d'abord à stabiliser leur parcours professionnel en améliorant leurs compétences et leur niveau de qualification mais aussi en se réorientant vers des secteurs qui recrutent.
Le congé individuel de formation (CIF) est alors un moyen de répondre à leurs attentes. Le nombre de dossiers de CIF pour les salariés en CDI est en progression de 10% par rapport à l'an dernier, de 26% pour les demandes de financement des bilans de compétences.
L'année 2010 est marquée par une baisse des ressources mobilisables
L'essentiel des ressources du Fongecif Île-de-France provient des contributions des entreprises franciliennes.
La crise économique a eu un impact direct sur les effectifs en 2009 et entraîne une baisse globale de la masse salariale de la région. De plus l'État a décidé de mettre fin à la compensation du changement de seuil de contribution pour les entreprises de 10 à 20 salariés (Ordonnance Villepin 2005). En Île-de-France, cela représente 11 millions d'euros de ressources en moins.
Le Fongecif Île-de-France souhaite pouvoir répondre à l'intensité de la demande en mobilisant les fonds du FPSPP (fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels). En effet la contribution de l'Île-de-France aux projets nationaux s'élève à près de 30 millions d'euros.
Plus que jamais, le Fongecif Île-de-France se recentre sur les publics fragilisés
Face à ces constats, le Fongecif revoit ses taux d'acceptation. En 2010, une demande de CIF sur deux ne pourra pas être financée.
Pour utiliser efficacement ses fonds, le Fongecif Île-de-France se recentre donc sur l'accompagnement et le financement des projets de ses publics prioritaires: les salariés non qualifiés, de plus de 40 ans, issus d'entreprise de moins de 250 salariés (TPE-PME) et qui veulent se reconvertir.
En 2009, déjà 78% des bénéficiaires de CIF étaient employés ou ouvriers et 84% avaient un niveau de formation initiale inférieur à bac+2. Des tendances que l'organisme paritaire voit se confirmer. En 2010, les titulaires d'une licence (bac+3) ou d'un master (bac+5) qui sont en première partie de carrière n'ont quasiment aucune chance de voir leur projet financé.
«Le marché du travail a tendance à se figer en période de crise, explique Jean-Pierre Douillet, vice-président. Pourtant, face aux inquiétudes que cela génère, de nombreux salariés réagissent en prenant en main leur destin professionnel.»
Les tendances se confirment pour les années à venir
«Dès l'année prochaine, nous devrons envisager d'appliquer des priorités de financement sur des dispositifs comme le bilan de compétences ou la VAE (validation des acquis de l'expérience), conclut Luc Tassera, président du Fongecif Île-de-France, ce qui n'était pas le cas depuis le lancement de ces dispositifs.»
Pour 2011, le Fongecif Île-de-France anticipe déjà de devoir faire face à une hausse continue de la demande et à une stabilisation des ressources, malgré le déploiement d'une logique de projets intégrant une part de financements nationaux via le FPSPP.
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